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Cachez ceci que l’on ne saurait voir…

Jak



Charles  ouvrit son journal  « La Revue »,   et roula un juron.
Sa stupéfaction fut considérable
Le socle de la bienséance était ébranlé. 
« La Revue »  venait alimenter    un scandale considérable.
L’ordre moral  était outragé.
Depuis des siècles, les théorèmes de Galilée et son fameux "Et pourtant elle tourne" n’avaient alimenté un tel charivari.
Des critiques  obséquieux, gagnant  leur pain grassement,  y allaient  de leur plumes, - pas encore stylo-  vindicatives et ignorantes de l’art.
 Ils déclaraient  avec véhémence  que l’on devrait rétablir les buchers pour de tels irrévérencieux.
Oui,  en ce matin, pluvieux fin du siècle19°, Charles constatait que  « L’origine  du monde, »  de Courbet, sans cadre  et sans pudeur, s’y étalait.
Il restât  planté d’hébétude, et la voix sans timbre, il chuchotât  entre ses lèvres  caustiques :
-        Mais où tout cela va nous conduire,  c’est le début de la  fin d’un monde !

 Nota : Ceci est une fiction car l’on sait très bien qu’à cette époque nul, sauf initiés, ne pouvait admirer  ce tableau.

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2 commentaires:

  1. Ce doit être Charles Bovary ! Et encore, tout cela n'est rien à côté de ce qui suivra mai 68 ! ;-)

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  2. Oui, c'est toujours le début de la fin d'un monde !
    J'avoue sans rougir avoir parfois les mêmes réactions que Charles à la vue de certaines statues ou expositions proposées à Paris ou ailleurs ...

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