Bienvenue sur Treize à la douzaine, un blog d'écriture partagée...

Bienvenue sur Treize à la douzaine, le blog d'écriture partagée proposé par Annick SB...



R comme rouge

Adrienne



Depuis son réveil ce matin, Marie s'active, rouge et en eau, à arracher le lierre qui a envahi le mur côté nord, jusqu'au toit. Déplacer et escalader dix fois l'échelle, essayer d'arriver à ces derniers bouts récalcitrants qui se sont insinués entre les tuiles... Pas de meilleur instrument que ses doigts et ses ongles, tant pis pour la peau arrachée, les ongles cassés.

En bas de l'échelle qu'il tient fermement, Muanza ne sait que faire pour coopérer ou pour alléger l'atmosphère. D'habitude, Marie chante, rit, fait le pitre. Mais là, il sent bien que la lettre d’hier la tracasse et qu'elle continue à la ressasser pour y trouver une réponse, une parade.

Hélas, il le sait bien, il faudrait une formule magique. Elle va finir par en faire une maladie, de cette histoire.

- Je vais trouver une solution, lui dit-il, ne t'inquiète pas pour moi...

Silence.

- Ta femme est comme la mienne, dit-il en riant à Pierre, venu voir ce qu'ils fabriquent. Elles ont toutes les deux un sacré caractère !

Adrienne   Liste 7

Liste 7

1 réveil
2 rouge
3 instrument
4 récalcitrant
5 coopérer
6 maladie
7 lierre
8 eau
9 formule
10 escalader
11 pitre
12 réponse

et le 13ème pour le thème : caractère

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Annick SB



L'homme idéal existe, mais je ne l'ai pas encore rencontré !
Naguère, mes amies en avaient marre de me voir célibataire !
Elles s’y sont faites !
Ca les rendait jalouses de sentir que je ne m’ennuyais jamais et que je n’avais pas d’occasions de râler chaque jour comme elles !
Pas de râlerie = moins de rides !
Hé, hé, hé !
Elles prétendaient aussi  que j’avais le sens de l’observation aigu et  s’imaginaient que je passais des heures à tout scruter ce qui me rendrait soi-disant difficile dans le choix d’un conjoint …
Que nenni !
Il n’y a pas plus spontanée que moi ; je ne suis pas difficile ;  j’ai toujours eu le souci des détails certes, mais surtout je sais ce que je veux !!!
Je cherche calmement des preuves tangibles et il est hors de question que j’épouse n’importe qui même si j’ai, comme vous, la conclusion hâtive et l’âge avancé…
Voici quelques preuves de ma bonne foi :
En ouvrant votre frigo monsieur, je vois illico si vous êtes « bio », « grandes surfaces » ou « épicerie fine.  Le lait mis en bouteille, preuve de vos habitudes alimentaires, ce n’est pas mon problème !
En feuilletant votre magazine préféré, je vois si le test mensuel débile qui promet une étude perspicace de votre personnalité a été raturé ! La rature, preuve de la falsification émotionnelle, n’est pas très grave !
Si votre chevalet est, comme le mien, recouvert d’une fine couche de poussière je sais également que le labeur n’est pas votre affaire ! La poussière, preuve de votre manque de persévérance, ce n’est pas important !
Quand je feuillette vos albums-photo, ceux sur lesquels le petit dernier de votre famille trône, je sais également si vous êtes rabat-joie, drôle ou tendre ; le sourire ou les petons du bébé m’en disent davantage que vos enfants eux-mêmes pourraient le faire. Le cliché, preuve de votre dépendance familiale, ne m’effarouche pas !
Quand vous me prêtez votre paire de ciseaux, je sais si vous aimez la broderie, le découpage, la lettre anonyme ou aucune de ces activités. La paire de ciseaux, preuve de votre habileté, n’est qu’un détail !
Si dans votre cuisine traine une dizaine d’épaves en verre, je peux immédiatement comprendre votre malaise. La bouteille, preuve de votre dépendance dénote d’un manque d’originalité évident !
Quand je vous demande de lancer la boule de pétanque je sais si vous êtes du sud ou pas. La boule, preuve de vos origines, permet d’envisager des compromis sur le lieu des vacances à venir !
Si vous mettez un disque, je comprends vos émotions ou vos tensions. La musique, preuve de votre joie de vivre, est essentielle!
 Quand je monte les marches des escaliers et que je me tiens à la rampe je sais si vous êtes propre ou pas. La pègue, preuve de votre absence de maniaquerie, est rédhibitoire !
C’est vrai, comme tout un chacun on peut dire que j’ai le sens de l’observation !
Mais, car il y a toujours un « mais » dans les histoires, si comme moi  vous collectionnez les cartes postales de moutons, que vos paysages préférés sont ceux ou les brebis paissent,  et que les fromages « Roquefort », « Ossau-Iraty », » Pecorino Pepato » ou « Abbaye de Belloc » n’ont pas de secret pour vous, alors je vous le jure que je suis prête à vous épouser sur le champ !
La carte postale et le fromage de brebis, oui, c’est la meilleure preuve de nos noces à venir …

Annick SB    Liste 6

Robinson

Vegas sur Sarthe



« S'il vous plaît... dessine-moi un petit prince » bêla la brebis.
Naguère j'aurais rigolé mais la bestiole avait des cornes acérées et de la suite dans les idées : « Bon Dieu...
Dessine-moi un prince » insista la brebis.
« Change de disque » lançai-je en vain
« et puis je n'ai ni chevalet ni crayons »
J'avais juste une paire de ciseaux récupérée dans l'épave après le naufrage et dont je n'avais aucune utilité sur cette île sinon pour me couper la barbe.
« Ca fera l'affaire » répondit le caprin.
Je ne sais pas si vous avez déjà dessiné des princes avec des ciseaux mais ça n'était pas gagné ; si seulement j'avais eu un modèle de prince, une photographie... j'aurais pu à cet instant trucider cet espèce de mouton d'un coup de ciseaux mais j'avais besoin de son lait pour mes fromages.
La brebis m'observait avec un sourire narquois comme en ont les brebis qui attendent qu'on leur dessine un p... de prince !
« Autour de mon petit prince tu dessineras un joli paysage, autre chose que cette île relou » bêla t-elle en me renversant un coup de corne « et puis arrête de m'appeler Vendredi... c'est ringard ! »
En rampant je ramassai les ciseaux et je commençai à tailler une espèce de prince dans un vieux carton.
Si je m'en sortais un jour et que j'écrivais le roman de mes aventures j'allais devoir falsifier cette anecdote, sinon personne ne croirait à mon histoire...

Vegas sur Sarthe   Liste 6

Artifice

La Licorne



Naguère, après avoir dressé son chevalet, le peintre observait ce qui l'entourait et s'imprégnait longuement de la lumière et du paysage...Il n'était pas tenu, bien sûr, de reproduire exactement la scène...il ajoutait ou retranchait certains détails...déplaçant un peu le disque du soleil vers la droite si cela équilibrait le tableau, gommant une épave disgracieuse, inventant quelques moutons bucoliques ou quelques vaches à lait paissant dans le lointain si cela l'arrangeait...Ce faisant, il n'avait pas l'impression de procéder à une falsification, mais juste de donner libre cours à son imagination...
Aujourd'hui, à l'époque de la photographie, c'est plus difficile. Au moment d'utiliser ses ciseaux ou la  dernière version de Photoshop pour corriger une image, dans le but de donner un peu d'éclat à nos feux d'artifice ou d'ôter du cadre la rampe peu esthétique qui a permis de les lancer, on éprouve comme un pincement au cœur et la vague impression de tricher. La dictature du réel est passée par là.

La licorne  Liste 6

Un heureux dénouement

Emma



En recevant la médaille d'honneur des mains du préfet, la capitaine Natacha Mouton, (que ses collègues surnommaient chaton, probablement parce qu'elle était tout sauf féline) buvait du petit lait.

Non que ce disque de bronze lui importât le moins du monde, (encore qu'il allait faire le bonheur de sa maman), mais elle n'était pas peu fière d'avoir résolu l'affaire du trafic de fausses œuvres d'art sur lequel Interpol se cassait les dents depuis 10 ans.

Pourtant, quand la capitaine Mouton avait proposé comme expert Godefroy de Foderche, tout le service avait explosé de rire, chacun étant persuadé que ce vieux bandit avait lâché la rampe depuis longtemps.

Certes il n'était pas très frais quand Mouton l'avait retrouvé au p'tit tonneau, mais celui qu'on appelait naguère "le plus grand faussaire du siècle", et dont les paysages signés Corot ou Cézanne font toujours l'orgueil des plus grands musées, était loin d'être une épave !

Une simple observation de photographie, des ciseaux et du scotch lui suffisaient là où les meilleurs limiers internationaux traquaient la falsification à grand renfort de spectroscope et réflectrographe à infrarouge.

En privé il avait eu droit aux remerciements chaleureux de la capitaine, ce qui ne mettait pas de beurre dans son pastis, à la différence du chevalet qui trônait toujours dans le petit bunker secret attenant à son garage.

Emma   Liste 6

Regard sur la campagne

Ghislaine



Sur le tableau, posé sur mon chevalet, je voyais bientôt prendre forme la belle photographie du paysage qui, devant mes yeux, venait me lancer des appels pour le figer sur ma toile..
Le ciel était presque blanc comme le lait et c'est à peine si au loin les nuages se dessinaient..
En contre-bas, un mouton égaré cherchait son troupeau, je l'observais un moment lorsqu'un détail attira mon attention..
Un homme, des ciseaux à la main coupait des fils, près d'une voiture qui était loin d'être une épave, tout au plus, sans doute en panne.
Il ne pouvait pas me voir mais moi je le voyais bien !
Il avait longé la rampe en bois qui naguère, menait à la source, depuis longtemps tarie hélas........
Je le vis subtiliser quelques autres pièces et je reconnus les disques de frein parmi d'autres. Il prit aussi les plaques d'immatriculation, et, qui sait s'il n'allait pas faire une falsification pour un projet peu honnête. Je pris quelques photos et le soir tombant, la lumière n'était plus assez belle pour finir ma toile, je redescendis au village, et confiait au garde champêtre ce que j'avais vu.
Je lui transférais les photos et rentrais chez moi pour faire voir ma toile bien avancée et surtout raconter à mon mari ce que j'avais vu.


Ghislaine53    Liste 6

Contraint et forcé

Jak



Mathou est un chat de gouttière, un surprenant  farfelu.
Œil de lynx, poils couleur brique, noble, fier, il garde la tête haute , Malicieux, adroit avec ses paturons,  il fait les marionnettes  aux volatiles  du coin, Il a une réputation de clown, l’aventure fait monter son adrénaline, il s'en repaît, il  prend souvent  la clé des champs, pour assouvir ce besoin d'expéditions lointaines.

Guidé par son instinct, il saute  la barrière, retombe sur ses pattes, nul besoin de contrainte, il sait toujours  bien où le porte sa soif d’aventure.

Justement aujourd’hui, in petto, d'un bond sur la margelle du vieux puits il chasse des escargots  qui s'y prélassent, en les précipitant  d'un coup sec de ses coussinets dans le puits.
   
Le coq du poulailler le nargue  en dressant ses ergots. Il siège là haut, dans un arbre  perché, surveillant ses couveuses, Mathou ne peux l'atteindre,  il  s'en désintéresse et court après les oies en train déguster leur collation du soir.
Avec leurs grandes ailes et leurs cacardes tonitruantes elles le chassent aussitôt.

Céans, aucun de ses projets n’aboutit.

Il à l’œil terne, passe sa patte derrière l’oreille en prévision de l'orage qu'il sait si bien  prévenir.

Néanmoins il n'est pas à court d'idée  ni de sottises.

Marie la maîtresse de maison à mis au pré pour le faire blanchir, son  trousseau de jeune  fille, afin d'y   amener une senteur d'été,
El aime   garder précieusement ce souvenir des années 60  dans ses armoires  parfumées  de lavande du jardin.

Il  court s'y vautrer, griffant la vieille toile qui s'effiloche  en franges.

Marie l'a vu de la lucarne du grenier où elle fait le ménage annuel,

Elle descend en courant, chope un balai en passant, pour punir le coquin.
Trop de précipitation lui font manquer la dernière marche.

Mathou maintenant  erre au hasard va par monts et par vaux, prospecte la campagne à la recherche d'un peu de nourriture.
Fini les bonnes préparations de Marie.
Il ne fait plus la fine bouche maintenant et se nourrit de n'importe quoi.
Les mulots  et souris n'ont qu'à bien se tenir.

Il ne sait pas que sa maîtresse va revenir après quelques jours passés à l’hôpital, Et ce qu’il ignore totalement, c'est  qu'à son retour, il aura droit pour punition, à une pâtée en boite, celle qu'habituellement il dédaigne,

Mais avec de l'appétit on vient à bout de tout !

Jak    Liste 5

O comme observation

Adrienne



Il a placé son chevalet de façon à voir le paysage de prairies, de haies et de murets, avec les moutons grisâtres qui paissent et quelques agneaux couleur de lait.
Ce serait plus simple de travailler d’après une photographie, mais il aurait l’impression de jouer faux, de peindre une falsification de la nature.
Et puis, surtout, il a besoin d’être sorti de chez lui. Pour voir le disque rougeoyant du soleil descendre doucement derrière la colline. Pour entendre les étourneaux lancer leurs cris de ralliement avant de s’abattre dans les grands arbres. Pour oublier qu’il sera bientôt une épave.
Entre jadis et naguère, il maniait avec ardeur ses ciseaux de sculpteur. Aujourd’hui il a du mal à tenir la rampe pour monter les trois marches de sa maison.
Ou un pinceau.

Adrienne   Liste 6



TVB, positivons !

Mony 



Positivons ! Tout va bien, TVB !!!!
Bon, j’avoue, si j’avais le champ libre je m’enfuirais sans prévenir PERSONNE et me laisserais guider par ma bonne étoile.
Positivons, elle finira bien par reluire à nouveau dans mon ciel terne. TVB !

L’aide-soignante qui me fourrait à toute allure une maigre collation dans la bouche m’a dit : vous avez un beau teint bistre, on dirait que vous rentrez de vacances.
Je n’en suis pas certain, vu que ma vue est trouble, mais il m’a semblé apercevoir une lueur d’ironie dans ses yeux verts. Avoir bonne mine, c’est déjà ça.

Positivons, Jo, ma femme, sera bientôt là, assise sur le siège tout à côté de moi, et je me sentirai mieux.
Pour l’instant, je me sens mou, mou, mou… mou comme un pantin, une marionnette… waouh, jamais tant baillé, moi !... l’effet du produit  distillé par le goutte-à-goutte peut-être ?…
Gouttes ? Gouttière ?
Gouttière infernale, gouttière percée laissant passer l’eau de pluie sur la fenêtre de la cuisine.
Jo, ma Jo, qui râle.
Positivons, TVB, je vais faire les réparations. L’échelle pas assez longue mais rehaussée par quelques briques et me voilà sur le toit avec mon trousseau d’outils et puis le trou noir.

J’ai dû dormir un moment, il fait presque nuit à présent. TVB c’est déjà ça de gagné.
Je tenterais bien de me redresser un peu pour soulager mon dos endolori mais le plâtre dans lequel ma jambe gauche est emprise me semble peser une tonne.

Jo, ma Jo est là, TVB.
Elle me traite de farfelu, d’insensé. Ah, j’aurais pu me tuer en tombant la face contre la margelle du petit puit. D’ailleurs les jolies fleurs sont écrabouillées comme moi, si, si et puis j’ai trop de fierté pour demander au voisin de me prêter son échelle extensible ou trop radin pour en acheter une. Ai-je pensé à elle, à tous les soucis que mon hospitalisation lui cause ?

Quand je tente d’émettre une petite plainte, vu que le poids qui étire mon bras droit m’interdit tous gestes précis, elle embraye en clamant qu’évidemment je ne supporte aucune contrainte, que ce n’est pas moi qui ai mis au monde nos trois enfants… et gnagnagna…

Positivons, TVB, la vie n’est pas terne.
Jo, ma Jo est là et je m’enfuirais bien volontiers avec ELLE ! 

Mony    Liste 5

liste 6

1 lait
2 falsification
3  chevalet
4  photographie
5  ciseaux
6  épave
7  lancer
8  disque
9 mouton
10 naguère
11  rampe
12  paysage

Et le 13 ème pour le thème : observation

Scandale à Blancsec

Lakévio



Après le spectacle de marionnettes, assez farfelu et un peu terne, il faut bien le dire, il y avait eu la collation. Tartelettes et briques de jus de fruits. C'était succinct mais bon. C'était un peu une contrainte que d'assister à tous les spectacles d'enfants en cette fin d'année mais il fallait bien en faire le reportage pour le journal local ! Cependant, rester assise aussi longtemps sur son siège pour des choses assez mièvres l'ennuyait beaucoup. Aussi fut-elle contente lorsque Ludwig, le directeur de l'école de Blancsec, après avoir salué le maire et quelques parents, lui proposa une promenade à travers champs pour se détendreElle n'avait pas remarqué à quel point il était énervé. Elle savait qu'il n'avait pas bu que le jus de fruits mais qu'il avait, à son habitude,  apporté autre chose dans sa fiasque... Il sifflotait et agitait  étrangement son trousseau de clés. En fait, c'est elle qui devait le guider pour traverser le village. En passant devant la dernière maison,  qui était celle de Ludwig, il s'arrêta et sans prévenir, il s'accrocha à la gouttière et commença à grimper. "Je suis très fort, tu sais." lui dit-il. C'était totalement ridicule ! Un peu surprise et gênée, elle regarda d'abord s'il y avait des personnes qui l'es suivaient. Personne. Elle  se répéta alors qu'il avait vraiment abusé de la bouteille. Elle n'avait pas très envie de rentrer avec lui dans le jardin mais elle le suivit parce qu'elle avait envie de nature. Ce n'est que lorsqu'elle était près de la margelle du puits qu'elle vit son regard fou et eut vraiment peur. Il était tout contre elle et voulait la serrer dans ses bras ; elle sentait son horrible haleine. "Marianne, sais-tu combien je t'aime"...Dégoûtée, elle se dégagea vivement. C'est alors que, déséquilibré, il tomba. Sous le choc, en tremblant, Marianne tourna le dos au puits et rentra chez elle. Elle passa une nuit horrible à se demander s'il s'était noyé. Elle gardait dans les oreilles, le bruit du corps dans l'eau.... Elle n'avait eu ni la force d'y retourner, ni de téléphoner aux secours. Au matin, enfin, elle appela l'école pour demander si Ludwig y était. Alors qu'on lui répondait qu'il n'était pas arrivé, les gendarmes frappèrent à sa porte et elle dut rapporter ce qui était arrivé car Ludwig avait porté plainte et déclaré qu'elle l'avait poussé ! Elle fut soulagée. d'apprendre que Ludwig , sportif et dessoûlé par l'eau fraîche,  avait pu remonter en s'appuyant avec ses pieds aux pierres du bord, technique de scout ! Cela lui avait quand même pris deux bonnes heures ! Honteuse et un peu outrée, elle donna sa version des faits. Elle fut cependant accusée de non-assistance à personne en danger et cela lui coûta sa carrière de rapporte-potins au journal du coin !


Lakévio     Liste 5