Bienvenue sur Treize à la douzaine, un blog d'écriture partagée...

Bienvenue sur Treize à la douzaine, le blog d'écriture partagée proposé par Annick SB...



Regard sur la campagne

Ghislaine



Sur le tableau, posé sur mon chevalet, je voyais bientôt prendre forme la belle photographie du paysage qui, devant mes yeux, venait me lancer des appels pour le figer sur ma toile..
Le ciel était presque blanc comme le lait et c'est à peine si au loin les nuages se dessinaient..
En contre-bas, un mouton égaré cherchait son troupeau, je l'observais un moment lorsqu'un détail attira mon attention..
Un homme, des ciseaux à la main coupait des fils, près d'une voiture qui était loin d'être une épave, tout au plus, sans doute en panne.
Il ne pouvait pas me voir mais moi je le voyais bien !
Il avait longé la rampe en bois qui naguère, menait à la source, depuis longtemps tarie hélas........
Je le vis subtiliser quelques autres pièces et je reconnus les disques de frein parmi d'autres. Il prit aussi les plaques d'immatriculation, et, qui sait s'il n'allait pas faire une falsification pour un projet peu honnête. Je pris quelques photos et le soir tombant, la lumière n'était plus assez belle pour finir ma toile, je redescendis au village, et confiait au garde champêtre ce que j'avais vu.
Je lui transférais les photos et rentrais chez moi pour faire voir ma toile bien avancée et surtout raconter à mon mari ce que j'avais vu.


Ghislaine53    Liste 6

Contraint et forcé

Jak



Mathou est un chat de gouttière, un surprenant  farfelu.
Œil de lynx, poils couleur brique, noble, fier, il garde la tête haute , Malicieux, adroit avec ses paturons,  il fait les marionnettes  aux volatiles  du coin, Il a une réputation de clown, l’aventure fait monter son adrénaline, il s'en repaît, il  prend souvent  la clé des champs, pour assouvir ce besoin d'expéditions lointaines.

Guidé par son instinct, il saute  la barrière, retombe sur ses pattes, nul besoin de contrainte, il sait toujours  bien où le porte sa soif d’aventure.

Justement aujourd’hui, in petto, d'un bond sur la margelle du vieux puits il chasse des escargots  qui s'y prélassent, en les précipitant  d'un coup sec de ses coussinets dans le puits.
   
Le coq du poulailler le nargue  en dressant ses ergots. Il siège là haut, dans un arbre  perché, surveillant ses couveuses, Mathou ne peux l'atteindre,  il  s'en désintéresse et court après les oies en train déguster leur collation du soir.
Avec leurs grandes ailes et leurs cacardes tonitruantes elles le chassent aussitôt.

Céans, aucun de ses projets n’aboutit.

Il à l’œil terne, passe sa patte derrière l’oreille en prévision de l'orage qu'il sait si bien  prévenir.

Néanmoins il n'est pas à court d'idée  ni de sottises.

Marie la maîtresse de maison à mis au pré pour le faire blanchir, son  trousseau de jeune  fille, afin d'y   amener une senteur d'été,
El aime   garder précieusement ce souvenir des années 60  dans ses armoires  parfumées  de lavande du jardin.

Il  court s'y vautrer, griffant la vieille toile qui s'effiloche  en franges.

Marie l'a vu de la lucarne du grenier où elle fait le ménage annuel,

Elle descend en courant, chope un balai en passant, pour punir le coquin.
Trop de précipitation lui font manquer la dernière marche.

Mathou maintenant  erre au hasard va par monts et par vaux, prospecte la campagne à la recherche d'un peu de nourriture.
Fini les bonnes préparations de Marie.
Il ne fait plus la fine bouche maintenant et se nourrit de n'importe quoi.
Les mulots  et souris n'ont qu'à bien se tenir.

Il ne sait pas que sa maîtresse va revenir après quelques jours passés à l’hôpital, Et ce qu’il ignore totalement, c'est  qu'à son retour, il aura droit pour punition, à une pâtée en boite, celle qu'habituellement il dédaigne,

Mais avec de l'appétit on vient à bout de tout !

Jak    Liste 5

O comme observation

Adrienne



Il a placé son chevalet de façon à voir le paysage de prairies, de haies et de murets, avec les moutons grisâtres qui paissent et quelques agneaux couleur de lait.
Ce serait plus simple de travailler d’après une photographie, mais il aurait l’impression de jouer faux, de peindre une falsification de la nature.
Et puis, surtout, il a besoin d’être sorti de chez lui. Pour voir le disque rougeoyant du soleil descendre doucement derrière la colline. Pour entendre les étourneaux lancer leurs cris de ralliement avant de s’abattre dans les grands arbres. Pour oublier qu’il sera bientôt une épave.
Entre jadis et naguère, il maniait avec ardeur ses ciseaux de sculpteur. Aujourd’hui il a du mal à tenir la rampe pour monter les trois marches de sa maison.
Ou un pinceau.

Adrienne   Liste 6



TVB, positivons !

Mony 



Positivons ! Tout va bien, TVB !!!!
Bon, j’avoue, si j’avais le champ libre je m’enfuirais sans prévenir PERSONNE et me laisserais guider par ma bonne étoile.
Positivons, elle finira bien par reluire à nouveau dans mon ciel terne. TVB !

L’aide-soignante qui me fourrait à toute allure une maigre collation dans la bouche m’a dit : vous avez un beau teint bistre, on dirait que vous rentrez de vacances.
Je n’en suis pas certain, vu que ma vue est trouble, mais il m’a semblé apercevoir une lueur d’ironie dans ses yeux verts. Avoir bonne mine, c’est déjà ça.

Positivons, Jo, ma femme, sera bientôt là, assise sur le siège tout à côté de moi, et je me sentirai mieux.
Pour l’instant, je me sens mou, mou, mou… mou comme un pantin, une marionnette… waouh, jamais tant baillé, moi !... l’effet du produit  distillé par le goutte-à-goutte peut-être ?…
Gouttes ? Gouttière ?
Gouttière infernale, gouttière percée laissant passer l’eau de pluie sur la fenêtre de la cuisine.
Jo, ma Jo, qui râle.
Positivons, TVB, je vais faire les réparations. L’échelle pas assez longue mais rehaussée par quelques briques et me voilà sur le toit avec mon trousseau d’outils et puis le trou noir.

J’ai dû dormir un moment, il fait presque nuit à présent. TVB c’est déjà ça de gagné.
Je tenterais bien de me redresser un peu pour soulager mon dos endolori mais le plâtre dans lequel ma jambe gauche est emprise me semble peser une tonne.

Jo, ma Jo est là, TVB.
Elle me traite de farfelu, d’insensé. Ah, j’aurais pu me tuer en tombant la face contre la margelle du petit puit. D’ailleurs les jolies fleurs sont écrabouillées comme moi, si, si et puis j’ai trop de fierté pour demander au voisin de me prêter son échelle extensible ou trop radin pour en acheter une. Ai-je pensé à elle, à tous les soucis que mon hospitalisation lui cause ?

Quand je tente d’émettre une petite plainte, vu que le poids qui étire mon bras droit m’interdit tous gestes précis, elle embraye en clamant qu’évidemment je ne supporte aucune contrainte, que ce n’est pas moi qui ai mis au monde nos trois enfants… et gnagnagna…

Positivons, TVB, la vie n’est pas terne.
Jo, ma Jo est là et je m’enfuirais bien volontiers avec ELLE ! 

Mony    Liste 5

liste 6

1 lait
2 falsification
3  chevalet
4  photographie
5  ciseaux
6  épave
7  lancer
8  disque
9 mouton
10 naguère
11  rampe
12  paysage

Et le 13 ème pour le thème : observation

Scandale à Blancsec

Lakévio



Après le spectacle de marionnettes, assez farfelu et un peu terne, il faut bien le dire, il y avait eu la collation. Tartelettes et briques de jus de fruits. C'était succinct mais bon. C'était un peu une contrainte que d'assister à tous les spectacles d'enfants en cette fin d'année mais il fallait bien en faire le reportage pour le journal local ! Cependant, rester assise aussi longtemps sur son siège pour des choses assez mièvres l'ennuyait beaucoup. Aussi fut-elle contente lorsque Ludwig, le directeur de l'école de Blancsec, après avoir salué le maire et quelques parents, lui proposa une promenade à travers champs pour se détendreElle n'avait pas remarqué à quel point il était énervé. Elle savait qu'il n'avait pas bu que le jus de fruits mais qu'il avait, à son habitude,  apporté autre chose dans sa fiasque... Il sifflotait et agitait  étrangement son trousseau de clés. En fait, c'est elle qui devait le guider pour traverser le village. En passant devant la dernière maison,  qui était celle de Ludwig, il s'arrêta et sans prévenir, il s'accrocha à la gouttière et commença à grimper. "Je suis très fort, tu sais." lui dit-il. C'était totalement ridicule ! Un peu surprise et gênée, elle regarda d'abord s'il y avait des personnes qui l'es suivaient. Personne. Elle  se répéta alors qu'il avait vraiment abusé de la bouteille. Elle n'avait pas très envie de rentrer avec lui dans le jardin mais elle le suivit parce qu'elle avait envie de nature. Ce n'est que lorsqu'elle était près de la margelle du puits qu'elle vit son regard fou et eut vraiment peur. Il était tout contre elle et voulait la serrer dans ses bras ; elle sentait son horrible haleine. "Marianne, sais-tu combien je t'aime"...Dégoûtée, elle se dégagea vivement. C'est alors que, déséquilibré, il tomba. Sous le choc, en tremblant, Marianne tourna le dos au puits et rentra chez elle. Elle passa une nuit horrible à se demander s'il s'était noyé. Elle gardait dans les oreilles, le bruit du corps dans l'eau.... Elle n'avait eu ni la force d'y retourner, ni de téléphoner aux secours. Au matin, enfin, elle appela l'école pour demander si Ludwig y était. Alors qu'on lui répondait qu'il n'était pas arrivé, les gendarmes frappèrent à sa porte et elle dut rapporter ce qui était arrivé car Ludwig avait porté plainte et déclaré qu'elle l'avait poussé ! Elle fut soulagée. d'apprendre que Ludwig , sportif et dessoûlé par l'eau fraîche,  avait pu remonter en s'appuyant avec ses pieds aux pierres du bord, technique de scout ! Cela lui avait quand même pris deux bonnes heures ! Honteuse et un peu outrée, elle donna sa version des faits. Elle fut cependant accusée de non-assistance à personne en danger et cela lui coûta sa carrière de rapporte-potins au journal du coin !


Lakévio     Liste 5

Quelle aventure !

Lilousoleil



Pauvre ton tonton Dédé contraint de rester assis sur une chaise percée !

Tonton Nestor revenait du champ de la pie où il avait  fini les foins. Il sifflotait «  La fleur aux dents » de Joe Dassin. Nous étions réunis sous le grand murier pour notre quatre heure ; la collation incontournable imposée par Tata Agathe. Nous n’avons pas pu le prévenir, nous avons vu  Tonton trébucher sur une racine qui traversait son chemin, s’emmêler les pieds et les chevilles dans un entrelacs de lierre  et s’envoler  désarticulé tel une marionnette pour atterrir promptement à califourchon sur la margelle du puits que Papi Dédé avait rafistolé avec des briques en terre cuite pour le boucher ; heureusement sinon Tonton aurait piqué une tête jusqu’au fond !

Tata Agathe décida d’un ton péremptoire qu’il fallait l’accompagner aux urgences. Elle attrapa son trousseau de clef et guida le pauvre Nestor qui clopinait.

Lorsque le médecin lui demanda où se situait le siège des lésions ; le pauvre Dédé répondit en serrant les dents, le regard aussi terne que celui d’un crocodile repu  qu’il avait des lésions du siège. Personne n’a compris pourquoi, il est revenu avec une gouttière enserrant sa cheville gauche.

Farfelu non ?

Lilousoleil   Liste 5

Ça canarde !

Vegas sur Sarthe




"Z'auriez pu prévenir" bougonna le type en ramassant le morceau de gouttière criblé
de balles.
Sur son front un bel oeuf de pigeon venait d'éclore.
"Z'avez d'la chance" répondis-je "hier c'est une brique qu'est tombée".
"Ça craint chez vous" dit-il en massant son œuf.
"Restez pas dans son champ d'vision" ajoutai-je en le tiraillant par le bras comme
une marionnette.
Son regard terne s'éclaira : "Le champ de vision de qui ?"
"Ben... du sniper" avouai-je tout bas. Faut dire que le farfelu avait l'ouïe aussi fine
qu'il avait la vue perçante.
Le type faillit basculer par la margelle du puits tout proche.
Je le guidai vers un siège à l'écart de la ligne de mire.
Il était tout pâle : "Et personne ne fait rien pour l'arrêter ?"
Je lui proposai une collation mais il déclina.
"Buvez au moins un coup. C'est un Trousseau noir du Jura. Vous m'en direz des
nouvelles !"
Au dessus de nos têtes, ça canardait de plus belle.
Le type à l'œuf de pigeon exulta :" Bordel ! Faites quelque chose !"
Je soupirai : "Faut qu'jeunesse se passe. C'est qu'un lance-pierre de gamin... et pis il
a horreur des contraintes..."

Vegas sur Sarthe   Liste 5

Félicité

Jak



Paolo, le jardinier farfelu de la Croix Blanchère, la tête recouverte d’un chapeau de paille chemine aux aurores, comme tous les jours, afin de prévenir les éventuels vandalismes du petit matin .
Vols de salades, arrachage de fleurs ça n’en finit plus. Des rôdeurs viennent profiter gratuitement, sans effort du fruit du travail des colocataires du jardin collaboratif.
Depuis 3 ans il est responsable du Grand- Champ, près du périphérique où des carrés de jardins sont entretenus par des volontaires à la main verte, bien loin du béton,
Dans cet enclos y règne une façon de vie heureuse, sans contrainte
On y voit, des bordures en briques qui servent au printemps pour des semis.
Des allées sinueuses au gré de la fantaisie de la plantation du moment.
Un cabanon fait de vielles planches, couvert de tuiles dépareillées. Toit hétéroclite, où naît une brinquebalante gouttière nourricière d’un vieux bidon. Le réceptacle en vue des surplus d’arrosage, les jours de sécheresse.
Un trousseau de cordelettes au dessus d’une porte de récupération, pour attacher les tomates, et pour confectionner également, la folle chevelure des épouvantails de bric et de broc, agités par le vent comme des marionnettes.
Sur la margelle d’un vieux puits sèchent au soleil des verres mal lavés qui ont servis pour la collation habituelle de onze heures 30. Récompense pour ces intrépides jardiniers amateurs. Des sièges improvisés l’enserrent : Vieux tronc d’arbres, blocs de briques, misérables tabourets témoins, d’un moment de détente cordiale.
Et surtout amenant de la couleur, des cucurbitacées de toutes formes, des haricots qui grimpent pour atteindre le ciel, des tomates aux formes originales et aux joues joufflues renflouées de vitamines, des consoudes et autres herbes où le persil est roi.
Ce lieu enchanteur, fabuleux, instaurateur de lien social, efface le terne et monotone mode de vie des tristounets HLM...
Les jardiniers bénévoles de la Croix Blanchère se laissent guider par l’allégresse lorsqu’ils s’y rendent.
Et ce matin, Paolo le farfelu jardinier, n’y a vu qu’un hérisson qui s’enfuyait ……

Jak    Liste 5

Histoire de gouttière

Ghislaine



Au dessus du mur en brique, la gouttière est pleine de feuilles..
Je vais devoir jouer les marionnettes avec mes petits bras !
Quelle contrainte ce travail à faire !
Mais il faut le faire sinon, les pigeons et les oiseaux vont en faire leur siège et
Le mur déjà terne va devenir un champ de crottes.
Allez  ! Après ma collation, je m'y met ! Et surtout faire attention à la margelle
et ne pas chuter comme la dernière fois. Je n'avais pas bien guider l'escabeau
et hop hop, la Gigi s'est ramassé une belle gamelle !
Une histoire farfelue mais hélas vraie, il faut l'avouer...
Sans prévenir, voilà que le voisin vient me remettre son trousseau de clés
pour les donner à sa soeur qui vient passer quelques jours et arrivera en son absence..
Me voyant avec l'escabeau, il se propose de m'aider et de libérer la gouttière...
Bien sur , j'accepte avec plaisir, trop heureuse de me libérer de cette contrainte..
Je déteste faire ce genre de travail mais écrire cette histoire j'adore !
Et voilà donc comment on se débarrasse d'une contrainte en ce 13 juin avec le sourire..

Ghislaine    Liste 5

Scène de vie

Chaton



Mon fils entre au lycée agricole,
Branche vinicole.
Il aimerait reprendre l’exploitation familiale
Un désir patriarcal.
Il sera pensionnaire.
Pour lui, quelle affaire.
Qui le guidera dans sa nouvelle vie,
Pour parvenir à ses envies ?
Il faut préparer son trousseau,
C’est un autre berceau.
Que de contraintes,
A faire sans aucune crainte !
Dans la liste, que de choses farfelues
C’est une liste absolue.
On le prend pour une marionnette.
Pour tout emmener, il faudra une camionnette.
Assise sur un siège près de la margelle du puits,
Juste après un orage de forte pluie,
Je regarde le mur couleur brique, un peu terne,
En ce qui me concerne.
Je prends une légère collation,
Pour la circulation.
J’ai les jambes fatiguées
Je ne peux plus bourlinguer.
La pluie s’est arrêtée
Pourquoi rester abritée ?
Mais la gouttière fuit encore,
L’eau s’écoule sur le mur de dehors ;
Je vais prévenir le plombier,
Installé aux Herbier.
Dans les champs, mon mari travaille
Le bord des vignes, il débroussaille.

Chaton   Liste 5

Le tribunal

Emma



Le marquis de Gouttière trônait sur la margelle du puits en briques ternes à la lisière du champ du père Mathurin.

C'était le siège du tribunal dont il était le président.
Lui-même était un matou replet, dont le regard en fente émettait des éclairs jaunes, flanqué de deux furets sinistres portant chacun un trousseau, l'un des clés des champs, l'autre des clés de sol.
Ils avaient rassemblé sous la contrainte et guidé là un jury hétéroclite et farfelu de pauvres hères, qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment : deux lapins amoureux, un montreur de marionnettes poussiéreux, et un pigeon boiteux.
Ils avaient été fermement prévenus : ils n'étaient là que pour la photo, en aucun cas pour donner leur avis.
D'ailleurs le tribunal n'émettait que deux sentences : "collation" ou "décollation", ce qui en l'occurrence n'était guère qu'une différence gastronomique.
On amena les condamnés : trois pauvres rats miteux, la queue entre les pattes.


Emma     Liste 5